Chronique Une vie d’emprunt de Boris Fishman

Juif new-yorkais originaire de Minsk, Slava a émigré avec sa famille à la fin des années 1980. La mort de sa grand-mère le fait renouer avec sa famille, notamment son grand-père. Cet éternel roublard lui demande d’écrire un témoignage pour être indemnisé pour les préjudices subis par les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Il n’y a qu’un problème : il n’a jamais été déporté ! Slava étant écrivain, il n’a qu’à trouver une histoire ! Malgré ses réticences, Slava finit par tisser une « nouvelle vie » à son grand-père en partant de témoignages réels. Mais le voilà sollicité par de nombreux « amis » de son grand-père ! Devenu le scribe de la communauté juive russe de son ancien quartier, il comprend, au fil des rencontres, que si certaines souffrances ne sont pas éligibles aux indemnisations, elles n’en sont pas moins réelles. Le premier roman de Boris Fishman évoque, avec une indéniable drôlerie, les questions de l’identité, de la mémoire et du mensonge.

Marie Michaud Librairie Gibert Joseph (Poitiers)

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