Chronique L’Homme du verger de Amanda Coplin

Étalant son intrigue sur une cinquantaine d’années, L’Homme du verger est un roman puissant, captivant et émouvant.

Nord-Ouest des États-Unis, été 1857. Une mère et ses deux enfants découvrent « une vallée illuminée comme si c’était la fin ou le commencement du monde », une vallée paisible dont ils feront un verger luxuriant. Mais très vite, le garçon se retrouve seul pour faire fructifier cette terre. Presque un demi-siècle plus tard, Talmadge est toujours seul au cœur de cet univers végétal et ses contacts avec le monde extérieur se limitent à deux amitiés au long cours, avec la sage Caroline Middey et le silencieux Clee. Pourtant, lorsque surgissent dans le verger deux adolescentes à moitié sauvages, il tente de les aider et ne tarde pas à découvrir qu’elles se sont échappées d’un bordel sordide et qu’elles sont enceintes. Seule une petite fille survivra à des accouchements difficiles. Mais le monde violent dont elles se croyaient libérées les rattrape et la mort frappe, imprimant une marque indélébile sur le destin des habitants du verger. Grâce à des évocations intenses et poétiques, Amanda Coplin nous plonge dans un univers âpre, parfois douloureux, mais aussi empreint d’une incroyable chaleur humaine. Le lecteur chemine aux côtés de chaque personnage, partageant ses joies simples, ses doutes et ses malheurs. Un très grand roman, tout simplement.

Marie Michaud Librairie Gibert Joseph (Poitiers)

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