Chronique Rouge argile de Virginie Ollagnier

Ouvrir Rouge argile, c’est sentir sur sa peau le souffle des vents de l’Atlas, respirer l’odeur des lauriers-roses et plonger dans une histoire de terre, d’amours et de secrets.

Rosa rentre à Sejâa, le domaine de son enfance au cœur du Maroc. Elle rentre parce qu’Egon, son second père, vient de mourir. Elle retrouve la maison construite par ses parents, la plantation d’orangers rêvée par son père, le vrai, Gabriel, mort à Monte Cassino. Elle retrouve aussi Sherifa, son ancienne nourrice, sa dernière figure tutélaire, et Monde, sa fantasque marraine. Mais ce nouveau deuil, s’il est porteur de souffrance, est aussi l’occasion pour Rosa d’une mise à distance du monde bourgeois mortifère dans lequel elle s’est enfermée depuis vingt ans, à la suite de son mariage trop parfait. Bouleversée par un profond sentiment d’abandon et de solitude, Rosa est aussi confrontée à la présence d’Egon qui, par-delà la mort, lui donne des signes pour comprendre les secrets qui ont hanté sa vie et celle de sa mère et qui rejaillissent sur elle à cause de leur silence. Avec Rouge argile, Virginie Ollagnier nous offre un roman plein de sensibilité, de tendresse et d’humanité, où les émotions sont nourries de sensations venues d’un Maroc chaleureux et complexe. La révélation des blessures intimes et des traumatismes de l’Histoire modifiera le regard de Rosa sur son monde et surtout sur elle-même pour, peut-être, prendre un nouveau départ.

 

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Marie Michaud Librairie Gibert Joseph (Poitiers)

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