Chronique Un seul parmi les vivants de Jon Sealy

  • Jon Sealy
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Michel Lederer
  • Coll. «Coll. « Terres d’Amérique »»
  • Albin Michel
  • 01/03/2017
  • 354 p., 22.90 €

1932, Caroline du Sud. Deux jeunes hommes sont abattus devant un bar clandestin. L’occasion pour Jon Sealy d’explorer la vie des gens ordinaires pendant la Grande Dépression.

Quand le téléphone sonne à deux heures du matin chez le shérif Chambers, c’est qu’il se passe quelque chose de grave dans la petite ville de Castle. Cette nuit d’été, c’est un double meurtre un peu à l’écart de la ville, devant le bar de Larthan Tull, le « magnat du bourbon ». Très vite, on accuse Mary Jane Hopewell, alcoolique notoire et trafiquant d’alcool à ses heures. Bien qu’il soit en fuite, personne ne croit vraiment à sa culpabilité. Encore moins son frère Joe et sa famille : que Mary Jane s’attire les pires ennuis sûrement, qu’il participe à des activités illégales peut-être mais qu’il assassine ses amis jamais. De toute façon, Joe a trop à penser avec son travail épuisant à l’atelier de filature, son beau-père contraint d’abandonner sa ferme pour venir travailler en ville et ses fils adolescents dont l’aîné flirte dangereusement avec Evelyn Tull. Le premier roman de Jon Sealy brosse une peinture sobre de la vie dans une petite ville du Sud des États-Unis entre Dépression et Prohibition, un roman à l’atmosphère moite, peuplé de personnages intéressants, ceux qui usent leurs vies pour quelques dollars afin de nourrir leurs familles et ceux qui sont prêts à tout (compromissions, violences et meurtres) pour gagner ou garantir leur place au soleil.

Marie Michaud Librairie Gibert Joseph (Poitiers)

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