Chronique Une contrée paisible et froide de Clayton Lindemuth

  • Clayton Lindemuth
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Brice Matthieussent
  • Coll. «Coll. « Seuil policier »»
  • Seuil
  • 03/09/2015
  • 340 p., 21.50 €

Jour d’hiver ordinaire dans une petite ville du Wyoming. Jusqu’à ce qu’on retrouve Burt Haudesert dans sa grange, une fourche en travers de la gorge. Commence alors une traque à mort qui révèlera de sombres secrets.

C’est le dernier jour d’activité pour le shérif Bittersmith. Malgré ses soixante-dix hivers à faire régner l’ordre dans sa ville par tous les moyens, surtout les plus brutaux, il ne prend pas sa retraite mais est mis hors jeu par le conseil municipal qui lui préfère son adjoint plus policé et maniable. Pourtant, qui d’autre que lui peut mener à bien la traque du jeune ouvrier agricole et apprenti boucher que tout accuse du meurtre de Burt Haudesert et de la disparition de sa fille Gwen ? D’autant qu’il a un intérêt tout particulier à arrêter le coupable… Si le lecteur suit la piste du fugitif avec Bittersmith, il est surtout invité à découvrir les parcours croisés du jeune homme et de Gwen jusqu’à cette aube fatale. Poursuivi, Gale se réfugie dans une maison abandonnée, panse ses plaies en attendant l’arrivée de la police ou de la milice dont Burt était un des leaders, et se prépare à lutter pour sauver sa peau. D’autant que Bittersmith ne tarde pas à découvrir le corps sans vie de Gwen, un couteau dans la poitrine. La journée avance et la machine infernale de la mort se met en place… rien ne pourra l’enrayer, pas même l’amour le plus pur. Car, bien sûr, dans cette Contrée paisible et froide, les apparences sont aussi trompeuses qu’ailleurs – parfois même plus quand un aveuglement complaisant s’en mêle. Car les victimes, les monstres et les héros ne sont pas toujours ceux qu’on croit et les événements de cette journée pourraient bien brouiller un peu plus les limites entre ces catégories… Clayton Lindemuth construit un roman noir du meilleur cru autour de personnages complexes et dérangeants, dans une atmosphère tendue et glaçante à l’issue bien incertaine. Avec le chant des crapauds-buffles en fond sonore obsédant.

Marie Michaud Librairie Gibert Joseph (Poitiers)

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