Chronique Tout ce qui reste de nos vies de Alain Rémond

Au commencement du récit, un hasard, celui qui conduit Alain Rémond, surpris par une averse, à se réfugier sous un hangar au milieu de la campagne. Là, parmi les squelettes de meubles et d’outils, gisent des papiers de toutes sortes : lettres, documents d’état civil, relevés bancaires... Bouleversé par ces vestiges de vies ordinaires et surtout par leur abandon, Alain Rémond s’interroge sur les traces que laisse une vie d’homme une fois balayée par la mort puis par le temps. Relisant ses propres papiers de famille, il revient sur le récit de son enfance, donné notamment dans Chaque jour est un adieu, en tempérant, grâce au passage du temps et à l’écriture, certains éléments. Dans un style toujours sobre mais sensible, ce court récit d’Alain Rémond prolonge ses précédents textes et invite à une réflexion, parfois mélancolique, sur ce qui reste de nos absents : « Il y a, surtout, ce qui ne se voit pas, ce qui ne se lit pas, ces traces infimes qui vivent dans la mémoire, le souvenir de ce qu’ils ont été. C’est sans doute ce qu’il y a de plus précieux, ce qui reste en nous de ceux que nous avons connu et qui ne sont plus ». Mais il ne s’agit pas de vivre dans le passé et les derniers mots du récit sont résolument tournés vers le présent et l’avenir.

 

MARIE MICHAUD, Librairie Gibert Joseph, Poitiers

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