Chronique Colline 3 de Messaoud Benyoucef

Oran, fin 1961. Samy, jeune professeur de lettres classiques, prend ses fonctions au lycée français. Dès son arrivée en ville, il est témoin des exactions d’un groupuscule affilié à l’OAS. Il échappe au déchaînement de violence grâce à l’ambiguïté de son nom – Halimi pouvant passer pour juif – et de son apparence – Blanc pour les Blancs, Arabe pour les Arabes. Car à Oran, comme un peu partout en Algérie, les communautés se déchirent ou s’allient pour leur survie et une hypothétique victoire. C’est dans ce monde de haine et de mort que Samy vit un amour exacerbé et tente de trouver sa place entre l’activisme des uns et des autres, et la protection fragile des militaires qui occupent le lycée. En s’engageant pour ce qui lui semble juste, il défie la mort et se voit offrir une chance de percer le secret qui entoure l’assassinat de ses parents.

Colline 3 est une plongée terrible et inexorable dans la folie meurtrière d’une époque paroxystique, un roman initiatique où le héros devra traverser plusieurs enfers pour accéder, peut-être, à un équilibre.

Marie Michaud Librairie Gibert Joseph, Poitiers

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