Chronique Les Haines pures de

À Bayon, petit village du Sud de la France, « c’est toujours le même silence. Le même décor. Un paysage de poussière et de cailloux. Immuable dans le flamboiement de midi. » Si Gabrielle revient dans la ferme de son enfance au début de l’été 1945, c’est qu’après avoir connu la guerre, l’exode et sa cohorte de drames, elle n’a pas d’autre point d’encrage. Heureuse de retrouver sa sœur Louise devenue une belle jeune fille perpétuellement en quête du grand amour, Gabrielle va devoir affronter sa mère qui règne toujours sur la maison d’une main de fer, peut-être plus encore depuis que son fils Jean, blessé, végète dans une semi-débilité. Le village aussi panse ses plaies dans le calme relatif de l’après-guerre, mais il est des événements et des mots que l’on n’oublie jamais. Cette chape de plomb, Gabrielle essaye de la briser pour faire la lumière sur les circonstances du massacre de la famille Rocetti, ses anciens voisins. Mais les secrets sont bien gardés, les rancunes tenaces et les vérités douloureuses. Dans Les Haines pures, Emma Locatelli entraîne le lecteur à travers les méandres d’une intrigue oppressante où la noirceur de l’âme humaine est portée à incandescence par le soleil de Provence.

Marie Michaud Librairie Gibert Joseph (Poitiers)

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