Chronique La Maison des singes de Sara Gruen

  • Sara Gruen
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Valérie Malfoy
  • Albin Michel
  • 08/06/2011
  • 368 p., 19.90 €

Après le succès de son roman 
De l’eau pour les éléphants et de 
son adaptation au cinéma, actuellement 
sur les écrans, Sara Gruen revient 
avec un nouveau texte dont les bonobos sont les héros.

Sara Gruen aime les animaux, et les rapports qu’elle observe entre eux et les hommes constituent une grande source d’inspiration pour ses romans. Après les chevaux et les éléphants, elle s’est intéressée à nos plus proches « cousins », les singes, et plus précisément les bonobos dont nous partageons 99 % du génotype. Mbongo, Sam, Jelani, Makena, Lola et Bonzi, les personnages principaux du roman, sont donc des bonobos pensionnaires d’un centre de recherche sur l’acquisition du langage, situé dans le Kansas. Leur intelligence phénoménale leur permet de communiquer avec les hommes grâce au langage des signes et de comprendre le langage oral. Ainsi, pour la chercheuse Isabel Duncan, ils sont devenus au fil du temps bien plus qu’un simple sujet d’étude, des membres de sa famille à part entière. Lorsque le centre est victime d’un attentat revendiqué par une société de protection animale, les singes s’échappent avant d’être récupérés puis vendus, afin, selon la version officielle, d’éviter de nouvelles violences. Elle-même grièvement blessée, Isabel tente de les retrouver sans succès, jusqu’à ce qu’elle reconnaisse l’un des bonobos sur une publicité annonçant un nouveau programme de téléréalité, plus intéressé par leur activité sexuelle débridée que par leur intelligence et leur affectivité. Elle n’a alors de cesse de trouver une solution pour les libérer, aidée en cela par le journaliste John Thigpen, dont la rencontre avec les singes juste avant l’attentat a été un réel bouleversement, mais aussi par Célia, jeune assistante fantasque.


Roman facile à lire aux multiples rebondissements, alternant émotion et humour, La Maison des singes nous fait découvrir, outre l’intelligence relationnelle des bonobos, la responsabilité des hommes à l’égard des animaux, car nous pouvons pour eux le meilleur ou le pire. Manifeste en faveur de la protection des grands singes, ce roman est aussi, par ses intrigues secondaires, un roman sur l’amitié, le couple, la famille et le sens de la réussite.


MICHAUD MARIE, Librairie GIBERT JOSEPH, Poitiers

Les autres chroniques du libraire

À VOS MARQUES, PRÊTS, LISEZ !

Panne d'inspiration ?

Nos libraires vous conseillent à domicile
tous les vendredis pour vous et vos enfants

Je veux recevoir 6 idées lectures pour moi et ma famille

@