Chronique Panorama City de Antoine Wilson

Pensant qu’il risque de mourir d’un instant à l’autre, Oppen enregistre un message pour son fils à naître, une réflexion philosophique tirée de son expérience, pour le guider dans la vie.

« Tout ce que tu as besoin de savoir est contenu quelque part dans mon expérience, telle est ma philosophie, mais je crains fort que tu ne doives en entreprendre la connaissance par toi-même. » Ainsi commence le testament philosophique qu’Oppen destine à son fils. Car, convaincu de sa mort imminente, il a entrepris de lui raconter ce qu’a été sa vie et les leçons qu’il a tirées de son expérience du monde. Se définissant comme un « absorbeur lent », Oppen a toujours vécu paisiblement entre le « petit lopin de jungle » familial et ses expéditions quotidiennes à vélo pour trouver du travail dans la ville voisine. À la mort de son père, sa tante lui propose de s’installer chez elle à Panorama City. Enthousiaste à l’idée de devenir ainsi un « homme du monde » et cependant confronté à un environnement inconnu avec lequel il va devoir composer, Oppen voit son extrême naïveté l’entraîner dans des situations tour à tour cocasses ou émouvantes. Toutefois, celles-ci s’avèrent toujours porteuses d’une réflexion dont les conclusions n’appartiennent qu’à lui. Ces « leçons de vie » pleines d’humanité n’en sont que plus touchantes et le roman d’Antoine Wilson conjugue fraîcheur et profondeur grâce à son héros attachant.

Marie Michaud Librairie Gibert Joseph (Poitiers)

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