Chronique Mamie Luger de Benoît Philippon

Dans Mamie Luger, on retrouve Berthe, exactement là où on l’avait quittée dans Cabossé (Folio policier), sur le pas de sa porte, en train de tirer sur son voisin puis sur les gendarmes, pour couvrir la fuite de ses protégés. Il faut dire qu’à 102 ans, Berthe n’a plus grand-chose à perdre. Elle a conservé une certaine habitude de redresser la marche du monde pour un peu plus de justice, fût-ce à coups de fusil. Alors, quand le temps de sa garde à vue, on découvre des cadavres dans sa cave, elle se mue en Shéhérazade et entreprend de raconter son parcours de mamie flingueuse à l’inspecteur Ventura. Née en 1914, confrontée très tôt à la cruauté du monde, dessillée de ses illusions de jeunesse, elle prend le parti de ne pas se laisser marcher sur les pieds. À travers son histoire individuelle, c’est celle des femmes du XXe siècle que raconte Benoît Philippon, entre violence et douceur, entre asservissement et émancipation, alliant avec beaucoup d’esprit truculence et émotions. Le girl power avant l’heure !

 

Marie Michaud Librairie Gibert Joseph (Poitiers)

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