Chronique L’Affinité des traces de Gérald Tenenbaum

Au cœur du désert naît parfois une rose des sables, trésor simple à la beauté authentique. Ainsi peut-on lire L’Affinité des traces , ainsi peut-on voir ses personnages et son écriture.

Ruth, édith, Talyat, trois prénoms comme autant d’étapes dans une vie, autant de parentés à apprivoiser, autant de choix à faire pour trouver un équilibre. édith est née Ruth mais ne l’apprend qu’à 23 ans, lorsqu’un rabbin bien intentionné lui propose de fonder un foyer juif. Mais édith, survivante égarée, si elle ne sait trop que faire de sa vie, sait au moins ce qu’elle ne veut pas qu’on en fasse. Elle veut être libre. L’Histoire l’a arrachée à jamais à ses racines et elle s’en détache définitivement en s’embarquant pour le Sahara comme secrétaire dans une base de l’armée française. Là se trouve le point de rupture, à la fois terme et commencement. En s’exilant au cœur du désert, édith découvre un autre peuple errant, noble, spirituel et poète : les Touaregs. Cette rencontre ouvre devant elle un horizon immense, une trace à laquelle joindre la sienne, une nouvelle vie à bâtir. De roman en roman, Gérald Tenenbaum creuse son sillon, celui d’un écrivain discret, humaniste et poète. Son écriture sensible et lyrique donne à cette histoire touchante une profondeur supplémentaire, car les thèmes et la composition s’harmonisent pour composer une ode à la simplicité, à l’amour, à la vie et à la liberté.

Par Marie Michaud, Librairie Gibert Joseph, Poitiers

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