Chronique Les Prépondérants de Hédi Kaddour

Au début des années 1920, alors que les cicatrices de la Première Guerre mondiale sont encore apparentes et que les pays de la vieille Europe cherchent une nouvelle manière d’être et un avenir, une poignée d’hommes et de femmes à l’étroit dans une société coloniale corsetée, voient avec le petit séisme provoqué par le tournage de Le guerrier des sables – superproduction hollywoodienne venue s’installer in situ –, leurs vies à jamais bouleversées. Pour le meilleur ? Roman choral au sens le plus noble du terme, les voix dépassant la simple notion de point de vue pour se relayer, se compléter et s’amplifier, indispensables les unes aux autres, Les Prépondérants est une nouvelle réussite d’Hedi Kaddour, qui étourdit le lecteur le long d’un récit à la construction machiavélique, truffé de scènes inoubliables, de rebondissements millimétrés que son écriture d’une rare beauté (qui a l’élégance de ne pas négliger l’humour) enlumine chapitre après chapitre. Chapeau bas Monsieur Hédi.

Stanislas Rigot Librairie Lamartine (Paris 16e)

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