Chronique Le Canyon de Benjamin Percy

  • Benjamin Percy
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Renaud Morin
  • Coll. «Coll. « Terres d’Amérique »»
  • Albin Michel
  • 01/02/2012
  • 320 p., 20 €

Remarqué, à juste titre, pour son recueil de nouvelles Sous La Bannière étoilée, succession de vignettes dans laquelle l’auteur mettait à bas tout un pan de la mythologie américaine, Benjamin Percy revient avec son premier roman, poursuivant son travail d’auscultation de l’homo americanus du xxie siècle, bien en peine de se trouver une place entre les ombres déclinantes des pères et celles grandissantes des femmes et des enfants, avec, en toile de fond, s’insinuant par tous les pores de cette société, une guerre d’Irak remplaçant celle du Vietnam question traumatisme. Servi par une écriture où le sang remplace parfois l’encre – une écriture qui n’épargne que rarement les corps –, Le Canyon est un âpre roman d’initiation qui voit chacun des personnages se confronter aux autres dans une chape d’incompréhension et qui voit surtout chacun des personnages se confronter à lui-même dans une nature toujours aussi régnante, un roman qui confirme le rang de Benjamin Percy dans cette nouvelle vague américaine en quête d’identité.

Stanislas Rigot Librairie Lamartine, Paris 16e

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