Chronique La Malédiction des colombes de Louise Erdrich

La Malédiction des colombes est un roman hors normes, œuvre d’un auteur qui s’affirme livre après livre comme une figure majeure de la littérature mondiale.

Que vous ayez déjà lu ou non Louise Erdrich n’a aucune importance. Que vous ayez ou non une opinion sur elle ou sur la littérature amérindienne en général n’en a pas davantage : La Malédiction des colombes n’est pas un bon roman amérindien, ce n’est même pas un bon roman américain… Ce livre serait plutôt à ranger dans la catégorie du « Grand-Roman-Tout-Court ». Pour dépeindre ce qui compose rien moins que l’humanité, l’auteur utilise un cadre, la ville de Pluto, bourgade du Nord-Dakota constituée de minorités diverses, dont une importante communauté indienne issue de la réserve au bord de laquelle est plantée la ville. Dans ce cadre, nous suivons sur plusieurs générations le destin de quelques-uns de ses habitants au XXe siècle. Ainsi Mooshum, le grand-père, qui raconte comment un regard lui a suffit pour s’enfuir avec cette fille qui allait devenir sa femme ; Evelina, la petite fille de Mooshum, qui écoute ce grand-père aux mille histoires mais qui doit de son côté apprendre à vivre ; ou Corwin, amoureux d’Evelina…

Rencontre avec un écrivain majeur qui rappelle, page après page, que nous ne sommes pas nés de rien, que nous ne sommes pas nés au milieu de nulle part, que nous sommes définitivement liés les uns aux autres.

Par Stanislas Rigot, Librairie Lamartine, Paris 16e

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