Chronique American desperado de Jon Roberts, Evan Wright

Il s’appelle Jon Roberts, son surnom est Cocaïne Cow-boy. American Desperado raconte sa vie… un choc ! Sous ses airs de documentaire – le texte se présente comme un entretien –, ce livre est un des plus grands polars de ces dernières années, que le label « histoire vraie » rend encore plus impressionnant. Il faut imaginer un type qui se prend pour Bukowski vous racontant Le Parrain (son père était dans le bateau en provenance de Sicile aux côtés de Luciano, avant de devenir un petit parrain de la côte Est), puis Les Affranchis (sa période boîtes de nuit, trafics en tout genre et côte Est), pour finir par Scarface (sa fuite à Miami et son installation avec les Cubains puis les Colombiens). C’est drôle, noir, féroce, illustré de redoutables anecdotes épicées de figures célèbres (Jimi Hendrix !) et de conseils (comment vraiment se débarrasser d’un type dans l’eau – oubliez les pieds dans le béton !). C’est aussi et surtout le récit de la mutation du monde du crime, qui passe des simples rackets, au transport par avions de tonnes de drogues.

Stanislas Rigot Librairie Lamartine (Paris 16e)

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