Chronique Suite(s) impériale(s) de Bret Easton Ellis

  • Bret Easton Ellis
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Pierre Guglielmina
  • Coll. «Coll. « Domaie étranger »»
  • 10/18
  • 05/01/2012
  • 192 p., 7 €

L’enfant terrible des Lettres américaines donne une suite inattendue à son chef-d’œuvre initial, et signe en 200 pages d’une rare noirceur un violent retour à ses fondamentaux.

L’histoire ? Vingt ans ont passé. Vingt ans au sujet desquels nous ne saurons rien, si ce n’est un inquiétant minimum. Vingt ans et… Clay, le personnage principal de Moins que zéro (signalons peut-être que le terme de « héros » pour désigner Clay n’est pas forcément très approprié ; et d’une manière générale, oublions ce mot pour disserter des romans d’Ellis) revient, comme au début de Moins que zéro, à Los Angeles. Les raisons de son retour ? Officiellement elles sont professionnelles : il doit assister à un casting pour un film, Les Auditeurs, dont il écrit le scénario. Officieusement, Clay revient car il fuit New York, et tente de mettre le plus de distance possible entre lui et certains événements qui se sont déroulés là-bas. À peine arrivé, il est pris en filature par une étrange Jeep bleue. Ce qui le pousse à s’interroger, à douter… Sentiments qui ne le lâcheront plus, qui se verront même rapidement rejoints par de fidèles compagnons de route : l’angoisse, la peur, une paranoïa récurrente.

Nouvelle variation sur un homme à la dérive dans un monde qui ne l’est pas moins, Suites impériales ne fait aucune concession ni à la narration, ni à son lecteur, tour à tour étouffé et glacé.

Par Stanislas Rigot, Librairie Lamartine, Paris 16e

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