Chronique Un rapport de Brian Evenson

  • Brian Evenson
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sabine Porte
  • Coll. «Coll. « Lot 49 »»
  • Cherche midi
  • 05/01/2017
  • 275 p., 19.80 €

Du culte, du vrai. Un rapport est le nouveau recueil d’un maître de l’indicible. Dix-sept nouvelles décortiquant l’être jusque dans ses extrêmes limites. Éprouvant. Vivifiant.

Un homme est persuadé que sa maison change chaque nuit et que le nombre de ses enfants est variable. Une femme en taxi est prise dans une tempête de sable dans laquelle son chauffeur trouve la mort, littéralement décapé. Un couple fait enregistrer les battements du cœur de son bébé avant sa naissance, l’appareil étant par la suite cousu dans un ours en peluche ; le bébé meurt. Brian Evenson revient hanter ses lecteurs avec une succession de vignettes aux formes diverses – certaines nouvelles sont très courtes, d’autres beaucoup plus développées –, aux situations déroutantes – une base spatiale menacée par une étrange poussière, deux cow-boys et une histoire de bout d’écorce noire dotée d’un œil –, mais dans lesquelles on retrouve cet étonnant cocktail de noirceur, d’absurde et d’humour, ces brutales variations du sartrien « l’enfer c’est les autres », dans lesquelles les corps ne sont pas les derniers à subir les outrages de l’irrationnel. Fils bâtard de Lovecraft et de Kafka, Brian Evenson est un indispensable chroniqueur de nos temps troublés, à ne surtout pas confondre avec les écrivaillons du gore et autres ersatz de l’horreur aux effets de foire.

Stanislas Rigot Librairie Lamartine (Paris 16e)

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