Chronique Le Rabaissement de Philip Roth

  • Philip Roth
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie-Claire Pasquier
  • Folio
  • 31/01/2013
  • 160 p., 5.95 €

Dans Le Rabaissement, et comme à son habitude, Philip Roth pose le canevas de l’histoire en quelques lignes, voire dès la première phrase qui résonne comme une sentence déjà définitive : « il avait perdu sa magie ». Ce « il » désigne Simon Axler, acteur d’entre les acteurs, qui voyait son talent – « sa magie » – doublement amplifié par le fait qu’il évoluait dans le monde du théâtre et que son domaine de prédilection était le répertoire classique. Or, cet acteur né, qui plus est doté par la nature d’une solide constitution, constate un jour que ce fameux talent s’en est allé sans qu’aucun incident apparent, aucun traumatisme soudain, sans qu’aucune maladie foudroyante et handicapante ne soit en mesure de lui fournir le secours d’une explication rationnelle. La chute peut alors se jouer dans une nouvelle variation sur les thèmes de la fin et de la mort : « Sa souffrance était atroce, et en même temps, il n’était pas sûr qu’elle fût authentique, ce qui ne faisait qu’empirer les choses. »

 

STANISLAS RIGOT, Librairie Lamartine, Paris

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