Chronique Le Jardin du mendiant de Michael Christie

  • Michael Christie
  • Traduit de l’anglais (Canada) par Nathalie Bru
  • Coll. «Coll. « Terres d’Amérique »»
  • Albin Michel
  • 03/09/2012
  • 320 p., 21.50 €

Auteur canadien de 28 ans, Michael Christie arrive en France avec Le jardin du mendiant, son premier livre, recueil de neuf nouvelles qui, quoique très différentes dans leurs approches et leurs personnages, forment un ensemble d’une grande cohérence, cimenté par l’expression d’une humanité débordante – l’expérience de l’auteur dans le domaine social, notamment au service des sans abris et des malades mentaux de Vancouver, y est certainement pour quelque chose. Évoluant aux marges de la société, les protagonistes de ces histoires sont des femmes et des hommes marqués par une solitude toute contemporaine. Et si, parfois, les situations s’aventurent dans les extrêmes (ainsi Henry, pur camé, rencontre le fantôme d’Oppenheimer, père de la bombe revenu d’entre les morts pour étudier les effets du crack), jamais Christie ne fait œuvre de fable ou de démolition, s’inspirant en cela bien plus des blessures d’un Hubert Selby Jr. que des ruades d’un Palahniuk. « Je regarde l’ampoule irradier la pièce d’une lueur plus vive, j’ai les molaires qui grincent et je regrette de n’avoir personne à qui je pourrais demander pardon. »

Par Stanislas Rigot, Librairie Lamartine (Paris 16e)

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