Chronique La Moitié d’une vie de Darin Strauss

  • Darin Strauss
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Aline Azoulay-Pacvon
  • Rivages
  • 22/08/2012
  • 18 p., 50 €

Un accident. Une jeune femme, Céline, percute une voiture alors qu’elle se promène en vélo. Elle meurt quasiment sur le coup. Le conducteur, qui vient d’avoir 18 ans et fait partie du même établissement scolaire que la victime, n’est autre que Darin Strauss. Il ne s’était pas endormi au volant ; il n’était pas ivre ou sous l’emprise d’une drogue ; il ne regardait pas ailleurs, ne chahutait pas avec ses amis à l’arrière. Logiquement, il n’est donc pas coupable. Pas vraiment… Tout est question de perception et des pointillés de cette perception, tout est question d’environnement et de ressenti. Darin Strauss, devenu dans l’entre-deux un romancier, retourne, 24 ans plus tard, sur cette histoire qui le changea à jamais et qui le lia d’une bien étrange et cruelle manière à Céline. Il tente de disséquer ces instants, fondateurs, violemment, sans en cacher ni la douleur ni les ambiguïtés, où qu’elles se logent, tendant à une touchante universalité d’un propos a fortiori très personnel.

Par Stanislas Rigot, Librairie Lamartine (Paris 16e)

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