Chronique La femme qui ne vieillissait pas de Grégoire Delacourt

Une vie nous est racontée, une vie des plus simples et des plus fascinantes, celle de Chantal qui naît en 1954 dans un foyer que la guerre d’Algérie va progressivement ronger, en rendant son père unijambiste, et avant que la mort accidentelle de la mère ne vienne y mettre définitivement un terme, provoquant, dans un rebond douloureux, la véritable naissance de Chantal à elle-même. Avec cet étonnant roman initiatique où le corps (et ses absences ou ses pertes) décline une étonnante narration bien ancrée dans son époque, avec ce sens du portrait et son art des personnages secondaires, avec son empathie pour les destins hors de la lumière, Grégoire Delacourt nous raconte à sa manière tendre souvent, parfois cruelle, toujours concise, aussi bien dans le récit que dans le phrasé, un amour bouleversant, de ses prémices à son âge de maturité, qu’un temps soudainement suspendu pourrait paradoxalement menacer.

Stanislas Rigot Librairie Lamartine (Paris 16e)

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