Chronique City On Fire de Garth Risk Hallberg

Le 31 décembre 1976, alors que la famille des Hamilton Sweeney donne une des fêtes les plus courues de la ville, une jeune femme est abattue au pied de leur immeuble en plein Central Park. C’est ainsi que se tissent les premiers fils de l’immense toile d’araignée qu’est City On fire, l’événement littéraire de 2016 qui se voit aujourd’hui offrir une seconde vie avec sa parution aux éditions du Livre de Poche. Dressant au travers de multiples destins entremêlés (et avec quelle maestria !) le saisissant portrait d’une ville aujourd’hui disparue (le New York bouillonnant des années 1970 – portrait d’autant plus saisissant que l’auteur âgé d’une trentaine d’années ne l’a pas connu), Garth Risk Hallberg délivre un chef-d’œuvre foisonnant, flamboyant, débordant, étouffant ! Mais depuis quand les chefs-d’œuvre doivent-ils être calibrés ? City On fire est un des grands chocs de ces dernières années qui convoque autant Dickens que Don DeLillo, Palahniuk que Tom Wolfe, dans une nouvelle démonstration de force du roman américain.

Stanislas Rigot Librairie Lamartine (Paris 16e)

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