Chronique L’Insouciance de Karine Tuil

Ici et maintenant. Quatre personnages. Un monde en ébullition. Karine Tuil n’offre pas à son lecteur le luxe d’un round d’observation et c’est avec l’effondrement des tours du World Trade Center que s’ouvre le récit. Une époque s’achève et c’est dans ces décombres que Romain, François, Marion et Osman se débattent, chacun à son niveau, chacun à sa manière. C’est aussi avec ce vétéran traumatisé de la guerre d’Afghanistan, cet homme d’affaires à la grande fortune, cet écrivain à fleur de peau et cet homme politique à l’avenir incertain, que Karine Tuil met à nu les rouages d’une société menacée d’implosion. Parfaitement construit, le récit multiplie les points de vue et les rebondissements sur un tempo pied au plancher qui ne faiblit pas. Surtout, il ne sacrifie à sa redoutable efficacité, ni la complexité, ni les nuances de ses personnages et de ses situations. Résultat : un grand roman de société espéré. Le meilleur de son auteure ?

Stanislas Rigot Librairie Lamartine (Paris 16e)

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