Chronique Les Vivants au prix des morts de René Frégni

René, un journaliste et auteur, s’est installé à Manosque, où il peut prendre le temps de coucher sur le papier les histoires qui hantent son imagination. Il fréquente Isabelle, une institutrice. Ils vivent séparément mais partagent le goût des mots, des mets, de la Nature, si belle à observer dans cette région. Mais ce qui commence comme un roman de Pagnol prend bien vite les allures d’un roman noir. Kader, détenu aux Baumettes, vient de s’évader. Il appelle René qui a longtemps animé des ateliers d’écriture en prison. Et même si Kader n’a pas brillé par sa participation et son investissement, René ne peut se refuser de l’aider, de l’héberger le temps qu’il règle « quelques affaires ». Dans ce roman, René Frégni fait preuve d’un anti-manichéisme absolu. Il dépeint l’humanité dans sa plus grande complexité. Chaque être porte en lui sa part d’ombre et de bienveillance. Le destin se charge de distribuer, reprendre, mélanger à nouveau ces cartes.

Aurélie Janssens Librairie Page et Plume (Limoges)

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