Chronique L’Hurluberlu de Georges Picard

Métro, boulot, réunions, lessive, impôts, factures… et le soir : la télé pour nous abrutir jusqu’à plus soif. S’il y en a à qui ce quotidien convient très bien, d’autres étouffent. « N’a-t-on pas parfois l’impression de mourir par asphyxie ? Après ça, il n’est pas insensé d’être un peu insensé », écrit Georges Picard dans son dernier ouvrage. Ambassadeur de ces hurluberlus qui décident de combattre l’absurdité d’une routine décervelante par un mode de vie alternatif, reflet d’un mode de pensée lui-même marginal où le cynisme et l’humour combattent cette société triste et « débile », il s’installe durant quelques mois sur un toit parisien, un matelas, quelques livres, des pigeons, et regarde, de là-haut, s’activer ces fourmis, profite du lever du soleil et philosophe en compagnie d’autres « hurluberlus » sur le monde tel qu’il va, ou plutôt ne va pas. Un ouvrage passionnant, fourmillant d’anecdotes plus drôles les unes que les autres et de petites piques qui ne peuvent laisser indifférents ceux qui commencent à saturer. « Les petites choses jouissives sont de bons remèdes aux grandes choses désespérantes. » À méditer !

Par Aurélie Janssens Librairie Page et Plume (Limoges)

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