Chronique Ultra Violette de Raphaëlle Riol

Violette Nozière a 18 ans lorsque, en 1934, elle empoisonne son père. Elle devient alors une icône sulfureuse, muse des surréalistes. Elle rend visite aujourd’hui à Raphaëlle Riol.

 

Elle entre dans son appartement, s’installe dans le salon, attend. À mesure que Raphaëlle Riol raconte son histoire, ce personnage, qui fut réel puis littéraire, prend corps sous la forme d’un véritable spectre de chair, ce corps qu’elle aimait à mettre en valeur pour séduire et être séduite. Violette Nozière était adolescente dans les années 1930. Elle fait le mur au lycée, fume des clopes avec son amie Madeleine, traîne dans les cafés, fardée, décolletée, joue avec les hommes. Mais leurs cadeaux ne suffisent pas. Violette veut des fourrures, des parfums, elle veut montrer aux hommes qu’elle est une femme forte et moderne qui sait s’assumer. Elle se met pour cela à voler ses parents. De menus larcins en gros mensonges, tout bascule le jour où elle commet l’irréparable. Condamnée à mort, elle voit sa peine commuée en perpétuité, puis est libérée en 1945 pour « faire de la place dans les prisons ». On ne peut qu’être fasciné par ce personnage fort et ce roman étrange, où fiction et faits divers se mêlent en une partition qui ébranle nos certitudes et titille notre curiosité. Un roman troublant et intrigant, à l’image de son héroïne.

 

Aurélie JANSSENS (Page et Plume - 87000 Limoges)

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