Chronique Garder la tête hors de l’eau de Nicolaia Rips

  • Nicolaia Rips
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) Cécile Dutheil de la Rochère
  • Coll. «NULL»
  • Pauvert
  • 11/01/2017
  • 280 p., 18 €
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Aurélie Janssens Librairie Page et plume (Limoges)

Comment se faire des amis à l’école lorsque, à 7 ans dans les années 2000, ses idoles sont Groucho Marx et Oscar Wilde ? Récit d’une enfance hors du commun.

Nicolaia Rips, 18 ans aujourd’hui, est jeune certes. Mais elle est déjà talentueuse. Une forme d’atavisme. C’était un risque lorsqu’on est la fille d’une ancienne mannequin et artiste, Sheila Berger, et d’un homme dont longtemps elle ne sut pas exactement à quoi il passait ses journées, Michael Rips (en réalité un écrivain et avocat). Un risque aussi lorsqu’on a grandi au mythique Chelsea Hotel, dont les couloirs étaient familiers de Leonard Cohen, Patti Smith, Dylan Thomas, Kerouac, Burroughs ou encore Bukowski. Et même si, faute d’être née « trop tard », elle n’a pas fréquenté ces illustres habitants, la faune qui composait ses voisins n’en était pas moins excentrique et incroyable. Ce qui peut donc, avec le recul, paraître une expérience riche et exceptionnelle, fut pour Nicolaia un sacré handicap lorsqu’il lui a fallu fréquenter l’école et des camarades issus de familles « normales ». En primaire, soumise à la cruauté de ses camarades, elle resta longtemps seule, pour finalement réussir à intégrer une bande au collège. Une bande factice réunissant les exclus. De toutes ces anecdotes, Nicolaia tire un roman drôle et touchant qui parlera à tous ceux qui ont eu à faire de leur différence une force.

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