Chronique Lettre américaine de Marie Goudot

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De Nathaniel Hawthorne, on connaît La Lettre écarlate qui montre l’obsession de cet écrivain pour le péché. Il faut dire qu’être issue d’une lignée de juges, de puritains à Salem – sûrement de ceux qui ont brûlé des sorcières –, qu’être bercé par ces histoires sordides où se mêlent la folie des humains et les textes bibliques, n’aide pas à se forger un esprit complètement sain. Il a perdu son père très tôt, a vécu presque confiné avec sa mère qui n’était plus que l’incarnation de son deuil et deux sœurs dont l’une lui vouait un amour quasi incestueux. Pour écrire cette biographie romancée, Marie Goudot avait de la matière. En effet, Hawthorne tenait des carnets où il consignait tout avec une grande précision. Tout ? Pas complètement. C’est là qu’intervient la romancière pour nous donner à écouter cette voix tourmentée, pleine de doutes (notamment concernant son amitié avec Herman Melville) et de fantômes, venus du passé ou de ses livres, pour le hanter. La seule envie après avoir refermé ce livre : se plonger dans les œuvres d’Hawthorne, bien entendu, mais aussi de ceux qu’il a côtoyés : Melville, Thoreau ou encore Emerson !

Aurélie Janssens Librairie Page et Plume (Limoges)

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