Chronique Je ne suis pas ici pour faire un discours de Gabriel Garcia Marquez

Par Aurélie Janssens Librairie Page et Plume (Limoges)

Il n’est pas ici pour faire un discours, le prix Nobel de Littérature 1982. Et heureusement ! Un discours, c’est souvent long et barbant, tout le contraire de ces pépites.

« J’ai commencé à écrire comme je suis monté sur cette estrade : contraint et forcé. » Les déesses Contrainte et Force ont bien fait de se pencher sur le berceau de Gabriel García Márquez. Autrement, nous n’aurions jamais découvert l’un des plus grands auteurs du continent sud-américain. Et, bien que terrifié à l’idée de monter sur une estrade pour prononcer un discours, que ce soit devant des camarades de lycée, lors d’un symposium, d’une inauguration, d’un anniversaire, ou encore d’une des nombreuses remises de prix qui lui ont été attribués, dont ce prestigieux Nobel de Littérature, Gabriel García Márquez s’en sort toujours avec talent. Évoquant la littérature et la poésie lorsqu’il se trouve devant des hommes d’État, l’engagement politique, sa vision de l’Histoire passée et à construire devant des hommes de Lettres, il livre à travers ses discours une conception du monde et de la littérature, l’une nourrissant l’autre, et inversement. Il y rend aussi un vibrant hommage aux maîtres et amis qui l’ont inspiré, de Homère et Dante à Alvaro Mutis, en passant par Neruda, Saint-John-Perse ou Luis Cardoza y Aragon. Vingt-deux discours, vingt-deux textes sacrés prononcés par un grand prophète de la littérature.

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