Chronique Scipion de Pablo Casacuberta

  • Pablo Casacuberta
  • Traduit de l’espagnol (Uruguay) par François Gaudry
  • Coll. «Coll. « Bibliothèque hispano-américaine »»
  • Métailié
  • 15/01/2015
  • 264 p., 18 €

C’est à la télévision qu’Annibal apprend la mort de son illustre père, Brenner, professeur émérite d’histoire antique. Trois boîtes vont mettre à mal sa carapace de certitudes.

Persuadé que son père lui a toujours préféré sa sœur, qu’il n’était qu’une source infinie de déceptions pour ce grand orateur adulé de ses élèves, ayant pris ses distances depuis un moment avec lui afin de tenter de survivre loin de cette ombre angoissante, Annibal est surpris lorsqu’on le contacte pour lui annoncer qu’un notaire souhaite le voir suite à ce décès. Il retourne pour la première fois depuis des années dans une maison familiale où les ouvrages historiques tiennent lieu de murs, et découvre les trois boîtes qui lui sont destinées. Véritable boîte de Pandore, c’est un torrent de souvenirs, de secrets inavoués, de révélations qui vont lui être confiés. C’est aussi un parcours initiatique qu’il va devoir emprunter, poser sa carapace de certitudes forgée à coup de déceptions et de rancœurs, et remonter le courant pour mieux se connaître, découvrir son origine, le vrai visage de ce monstre tutélaire au regard mystérieux. L’amour d’une femme, bien sûr, comme dans tout récit mythologique, l’aidera dans cette quête. Un roman ample et profond qui convoque les mythes et les tragédies antiques pour nous raconter l’éternelle quête de nos origines, de la transmission, de ce qui se joue dans l’héritage.

Aurélie JANSSENS, Page et Plume (87000 Limoges)

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