Chronique Manège de Rodrigo Rey Rosa

  • Rodrigo Rey Rosa
  • Traduit de l’espagnol (Guatemala) par Claude-Nathalie Thomas
  • Coll. «Coll. « Du monde entier »»
  • Gallimard
  • 06/09/2012
  • 160 p., 14.50 €

Par Aurélie Janssens, Librairie Page et Plume (Limoges)

Lors d’une présentation de chevaux andalous à Pueblo Nuevo Viñas, le narrateur, un écrivain, et son père, le premier homme à avoir importé des pur-sang espagnols au Guatemala, assistent à un incendie dans les écuries du domaine. La seule victime est un cheval, Douro II, d’une valeur inestimable. Durant cet incident, le narrateur est abordé par un avocat qui lui suggère avec insistance d’écrire cette histoire dont le fait divers initial cache bien plus qu’il n’y paraît. Il est alors introduit par l’avocat dans la famille qui règne sur ce domaine équestre et assiste malgré lui à une véritable tragédie familiale. Ce court roman est dense et intense. L’enquête policière et littéraire est menée sans fausse note. Comme dans la plupart des romans de Rodrigo Rey Rosa, la violence se respire, elle sature l’air de la lecture. Manège n’échappe pas à cette impression d’huis clos étouffant malgré les grands espaces du haras. Un tableau réaliste d’une justesse inouïe, peint par une grande voix de la littérature guatémaltèque.

Les autres chroniques du libraire

À VOS MARQUES, PRÊTS, LISEZ !

Panne d'inspiration ?

Nos libraires vous conseillent à domicile
tous les vendredis pour vous et vos enfants

Je veux recevoir 6 idées lectures pour moi et ma famille

@