Chronique Upsilon Scorpii de Marie Modiano

Freddie, petit ami de la narratrice, travaille au café des Berceuses. Un nom qui donne le ton de ce premier roman de Marie Modiano : une douce et étrange berceuse. Entre deux rêves, la narratrice essaie d’appréhender le réel, touchée par une maladie dont nous ne connaîtrons jamais le nom. Une douleur physique cristallisant un mal-être. Perdue dans cette grande ville, elle voit son bonheur s’éloigner au fur et à mesure que l’on avance au sein de ce texte étrange et enveloppant, nous-même égarés dans un espace dont on devine les contours mais où les noms ne se rattachent à aucun lieu connu. La narratrice tente tout de même de s’en sortir. Elle consulte plusieurs spécialistes pour sa maladie, trouve du travail (lecture de pièces radiophoniques sur la radio d’État, travaux à la ferme) afin d’obtenir quelques « nimbes » (la monnaie en cours) censées auréoler son quotidien et lui permettre de rejoindre Freddie, parti pour les Gardeuses. À mi-chemin entre Orwell, Vian et Pennac… enfin, si ce chemin existe, il serait tracé par la plume onirique de Marie Modiano.

Aurélie Janssens Librairie Page et Plume (Limoges)

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