Chronique Le plus beau pays du monde de

  • Traduit de l'anglais par Micha Venaille
  • Autrement
  • 03/09/2014
  • 170 p., 16 €

Les quatre nouvelles qui constituent le dernier recueil du talentueux Simon Van Booy sont une ode à ce pays perdu, fantasmé ou rêvé, ce « plus beau pays du monde ». Un livre rare et magnifique.

 

L’enfance est au cœur de ces quatre textes. Cette période où toutes les espérances sont permises est pourtant celle où l’on est le plus lucide sur le monde qui nous entoure, le regard vierge et non biaisé par des impératifs sociaux ou esthétiques. Dans la première nouvelle, qui donne son titre au recueil, un enfant et sa mère attendent le petit ami de celle-ci à la sortie d’un casino de Los Angeles. Un gondolier, voyant ces deux âmes esseulées, leur vient en aide. Cette rencontre marque profondément le petit garçon. Dans « La ville où le vent souffle dans les arbres », c’est une lettre et la photo d’une petite fille qui bouleversent George Frack. Refusant la fatalité d’une existence morne, avec son lot de souffrances enfouies et de regrets, il prend son courage à deux mains et se construit un destin plus lumineux. Si cette nouvelle parle de rencontres, c’est autour d’une rupture que se construit « Jeu d’enfant ». Cet événement dramatique ouvre pourtant la porte à la révélation d’un passé riche et étonnant. Enfin, « Les Gitans sur la colline » parle d’une histoire d’amour qui ne doit rien au hasard, mais plutôt au courage des ancêtres et à la générosité. On entend souvent qu’on ne fait pas de bonne littérature avec des bons sentiments. Cependant, lorsque ceux-ci sont sublimés par une très belle plume, on obtient quatre bijoux qui illuminent notre regard sur le monde.

 

Aurélie JANSSENS (Page et Plume - 87000 Limoges)

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