Chronique L’Ange de l’oubli de Maja Haderlap

  • Maja Haderlap
  • Traduit de l’allemand par Bernard Banoun
  • Coll. «Coll. « Bibliothèque allemande »»
  • Métailié
  • 27/08/2015
  • 250 p., 20 €

Si la Seconde Guerre mondiale a fortement marqué de sa terrible empreinte l’Histoire et la littérature du xxe siècle, il y a des provinces européennes dont les tourments sont assez peu parvenus jusqu’à nous. La Carinthie est de celles-ci.

Dans un petit village de paysans slovènes de Carinthie, cette guerre est encore partout. Chaque famille a vu partir un père, une mère, un frère, un oncle, dont à peine une infime partie est revenue des camps. Ceux qui par miracle ont pu rejoindre les champs, ont emporté des objets, des écrits, tout ce qui pouvait être une preuve. Preuve de ce qu’ils ont vu, vécu, une preuve de l’horreur et de l’indicible. Pour être cru. Il y a aussi ceux qui sont restés, trop jeunes, trop vieux, résistants ou partisans, et le poids des souvenirs, de la culpabilité, du chagrin. Comment une petite fille, née des dizaines d’années plus tard, se construit une vie, grandit, découvre le monde et ceux qui l’entourent avec cette histoire si particulière qui recouvre entièrement son quotidien ? Avec un mélange de tendresse et de secrets prodigués par sa grand-mère, avec de la douleur aussi, de voir son père ravagé par la culpabilité, mais surtout avec une curiosité et une sensibilité forte qui feront de cette enfant une jeune femme épanouie et riche de ce vécu, de ces histoires. Un premier roman bouleversant qui a été récompensé par plusieurs prix littéraires, dont le prestigieux Ingeborg-Bachmann.

Aurélie Janssens Librairie Page et Plume (Limoges)

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