Chronique Invisible sous la lumière de Carrie Snyder

  • Carrie Snyder
  • Traduit de l’anglais (Canada) par Karine Lalechère
  • Coll. «Coll. « Du monde entier »»
  • Gallimard
  • 10/03/2016
  • 350 p., 22.50 €

Aurélie Janssens Librairie Page et plume (Limoges)

Que reste-t-il d’une vie ? À quoi se résume celle d’une sportive ? Une course de deux minutes, contre une centaine d’années ? Carrie Snyder a choisi de tout nous raconter d’Aganetha Smart.

Lorsque le roman s’ouvre, Aganetha Smart est centenaire et vit en maison de retraite. Elle n’a plus de famille, aussi est-elle surprise lorsqu’on lui annonce qu’elle a de la visite. Les jeunes gens qui se présentent lui proposent une promenade. Bien plus qu’une escapade, c’est un véritable voyage dans le temps que va devoir effectuer Aganetha. La voilà jeune fille dans les années 1920, quittant la maison familiale, sa campagne, sa mère et ses potions d’herbes, ses frères, sœurs, demi-frères, demi-sœurs… ou plutôt ceux qui lui restent, car une sorte de malédiction frappe cette famille et fait disparaître ses membres un à un. Aganetha rejoint Toronto, sa sœur Olive avec qui elle cohabite, mais aussi une équipe de course féminine que l’entraîneur compte bien amener aux Jeux olympiques à Amsterdam en 1928. Elle brillera un instant sous la lumière. Les flashs, les projecteurs. Mais l’important est ce qui se cache dans l’ombre, un moment, un acte dont on porte le poids toute une vie. Un premier roman bouleversant qui raconte ce lien indéfectible, indescriptible, qui nous unit à nos proches. Un magnifique portrait de femmes, fortes malgré leurs fragilités.

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