Chronique Le Dernier Tango de Kees Van Dongen de François Bott

Le temps presse, la dernière minute arrive, il faut raconter les souvenirs, les femmes, les amis peintres, la vie, cette vie exaltante sur le point de s’éteindre.

Kees Van Dongen a 91 ans en 1968. Il est dans son lit à Monaco, des infirmières s’affairent autour de lui. Il sent son dernier souffle arriver. Lui, le dandy excentrique, l’épicurien, le grand orateur, le beau parleur, le rêveur, l’amoureux « affamé de vivre et de peindre », tente de se souvenir, de se raconter avant d’oublier, avant d’apporter la touche finale à sa plus grande œuvre, sa vie. Il s’installa à Paris en 1899. Ses amis s’appelaient alors Matisse, Braque, Cravan, McOrlan, Max Jacob ou encore Picasso, même s’il n’idolâtrait que Rembrandt. Soucieux de son apparence, il aimait les femmes, les déshabiller dans la vie comme dans ses peintures. Il pouvait passer des heures à admirer leurs corps, s’enivrer de leur sensualité naturelle. C’est donc sans surprise qu’on retrouve parmi ses fragments de souvenirs des observations et compliments à l’égard des jeunes femmes qui veillent sur lui. Touchant et passionnant, ce court roman est une ode à la vie, à l’art et au corps féminin. François Bott se glisse avec beaucoup de finesse dans la peau de ce peintre exceptionnel.

Aurélie Janssens Librairie Page et Plume (Limoges)

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