Chronique L’Homme qui aimait les îles de David H. Lawrence

L’été arrive, avec ses envies de voyage, d’ailleurs. Et si l’île 
idéale, celle que vous cherchez depuis des années, était une 
île « intérieure » ? Partons très loin avec D. H. Lawrence.



Un homme décide de s’installer sur une île, petit paradis terrestre où paissent quelques moutons, où l’on erre de lacs féeriques en côtes sauvages et en promontoires inestimables d’où observer cette mer, déesse cyclothymique et tyrannique. Il s’entoure de quelques fermiers mais, bien vite, le sort s’acharne contre les habitants de l’île. Le lieu idyllique devient hostile. Le personnage est contraint de quitter l’île pour une plus petite où, malgré une présence humaine réduite, il est perturbé par une autre présence, celle des esprits, ceux qui sont passés par là avant lui et l’habitent encore. Cette obsession de pureté, de retour à l’état primitif, l’emmène vers une troisième île où, désormais complètement seul, il vit dans le dénuement le plus total. Son esprit, alors en paix, est en parfaite adéquation avec la Nature, une symbiose telle que celle-ci finira par « l’envelopper ». On oublie souvent que D. H. Lawrence fut aussi romancier-voyageur, poète et nouvelliste de talent. Très à l’écoute de la profondeur de l’âme humaine et grand observateur de la nature, il a longtemps cherché à donner un sens aux rapports entre l’homme et les éléments. L’Homme qui aimait les îles a été écrit à la toute fin de sa vie et rend compte brillamment de cette quête philosophique.

Par Aurélie Janssens, Librairie Page et Plume, Limoges


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