Chronique Elle a disparu de Gwendolen Gross

  • Gwendolen Gross
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Emmanuelle et Philippe Aronson
  • Liana Levi
  • 09/01/2014
  • 288 p., 20 €

Prenez un quartier résidentiel de la middle class américaine, voisins aimables, sourires aussi blancs et figés que les façades des maisons. Maintenant grattez le vernis, qu’en reste-t-il ?

Linsey Hart vit dans ce quartier avec ses frères, des jumeaux que sa mère a eus avec son beau-père. Un remariage qui est un premier grain de sable dans cette machine bien huilée. Dans quelques jours elle doit partir pour l’université. Une excitation mêlée de nostalgie se lit dans les yeux de sa mère, Abigail. Des projets, l’avenir, un nouveau départ. Pourtant, ce matin-là Linsey ne se rend pas à la crèche où elle effectue son job d’été. La dernière personne à l’avoir vue est un voisin étrange qui joue du piano à cinq heures du matin. Les façades proprettes se fissurent. Ce fait divers met au jour ce qui se trame derrière chacune : la mère au foyer qui retrouve un regain de jeunesse avec son amant à peine majeur, serveur au Starbucks, l’ex-petit ami qui a toujours des sentiments profonds pour Linsey, Geo, le jeune voisin vivant dans son monde, pendu à son appareil photo qui recèle peut-être la clé de cette disparition. Premier roman traduit en français de l’auteure américaine Gwendolen Gross, ce tableau cinglant de l’american way of life vaut le détour. Ce roman choral, perçant au mieux les secrets de chacun au gré d’une écriture poétique et pleine de suspense, se lit d’une traite.

Aurélie Janssens Librairie Page et Plume (Limoges)

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