Chronique Le Rempart de Theodore Dreiser

Bien que publié en 1946, Le Rempart de Théodore Dreiser surprend par son écriture résolument moderne, un style simple au service d’une histoire passionnante. Le héros du roman, Solon, est un quaker élevé dans la pure tradition. Ses parents vivaient dans une petite communauté du Maine. Le père, fermier et négociant, y menait une vie modeste mais confortable, sans velléité d’enrichissement personnel, comme l’indiquent les préceptes quakers. Lorsque l’oncle décède, la famille déménage dans le New Jersey pour aider sa veuve à gérer ses biens. Solon y rencontre une jeune fille, Benecia Wallin, fille d’un banquier, l’un des quakers les plus riches de la région. Il en tombe amoureux et obtient la bénédiction des deux familles pour l’épouser. Il commence à travailler pour son beau-père et fonde une famille. Cependant, ses convictions vont être mises à mal par son nouveau mode de vie et deux de ses enfants qui rejettent ces croyances. Ce roman est celui d’une foi qui vacille, de convictions face au mur du réel, de la déréliction d’un homme quand tout ce qu’il a construit se morcelle. Theodore Dreiser, lui-même issu d’une communauté mennonite, a su saisir avec justesse les sentiments qui animent l’âme humaine lorsque les piliers qui la soutiennent sont malmenés.

Aurélie Janssens Librairie Page et plume (Limoges)

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