Chronique Vera de Karl Geary

  • Karl Geary
  • Traduit de l’anglais (Irlande) par Céline Leroy
  • Rivages
  • 30/08/2017
  • 256 p., 21.50 €

En latin, la passion comporte une notion de souffrance : c’est un feu ravageur qui exalte autant qu’il consume. Elle marque à jamais une vie. Celle de Sonny, celle de Vera.

Première sélection du Prix Femina 2017

 

Sonny est un jeune Irlandais de 16 ans. En dehors des cours, il travaille le soir dans une boucherie et aide son père le week-end sur les chantiers. C’est lors de l’un d’eux, consacré à la réfection d’un mur dans le jardin d’une demeure bourgeoise, qu’il croise pour la première fois le regard de Vera. Elle vit seule dans cette grande maison, elle est anglaise et dégage une aura de mystère. Sonny est complètement subjugué par cette femme. « Elle était belle. » Trois mots comme trois portes vers un univers de sentiments inconnus. Sonny n’a plus qu’une idée en tête, observer Vera, essayer de la comprendre, de la connaître pour mieux apprivoiser ce feu qui lui dévore le ventre lorsqu’il la croise. Mais Vera est comme une créature fantastique, mi-sorcière mi-fée, éthérée, et pourtant bien réelle. Elle alimente cette passion comme on jette un sort qui les conduit tous deux très (trop) près de l’abîme. La puissance de ce roman réside dans la simplicité de ses mots, dans ce style original (une narration en « tu ») et l’excellente traduction. Une histoire d’amour bouleversante, obsédante, qui hante le lecteur comme un rêve où les sens et les sentiments sont pourtant bien en éveil.

Aurélie Janssens Librairie Page et plume (Limoges)

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