Chronique Vies conjugales de Bernard Quiriny

Avec ce cinquième recueil de nouvelles, Bernard Quiriny confirme ce talent à créer tout un monde en quelques lignes. Il continue d’observer nos sociétés, nos vies avec un regard juste et une pointe de fantastique, de burlesque, un air de Borgès ou de Marcel Aymé. Le ton est donné dès la première nouvelle qui raconte une course, à la manière d’une épreuve des J.O., dont l’enjeu est, pour des sédentaires pathologiques, d’aller le plus loin de chez eux et d’y rester le plus longtemps possible. On retrouve aussi sa passion pour une forme d’anthropologie de l’absurde, avec un couple de retraités qui achète une maison sur une île au milieu du Pacifique. Néanmoins, peu connaisseur des coutumes des autochtones concernant la notion de propriété, cette décision va se révéler pleine de surprises. Le monde de l’art, de la littérature et de l’édition n’est pas épargné par la malice de l’auteur. Chaque texte est un vrai bonheur de lecture, intelligent et drôle, un petit plaisir à picorer.

Aurélie Janssens Librairie Page et Plume (Limoges)

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