Chronique Great Jones Street de Don DeLillo

  • Don DeLillo
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marianne Véron
  • Babel
  • 01/11/2030
  • 304 p., 8.70 €

« La célébrité nécessite toute sorte d’excès ». Dès la première phrase, le ton semble donné : Bucky Wunderlick, chanteur, rock star entre les rock stars, abandonne son groupe et sa vie de nouveau messie pour venir se réfugier à New York dans une minable chambre donnant sur Great Jones Street. Que fuit-il ? Que cherche-t-il ? Le sait-il seulement ? De son manager à son guitariste, de son voisin écrivain à Opel, son âme sœur, le défilé des proches et des interrogations peut commencer. Avec ce personnage, le lecteur pouvait s’attendre au portrait rock’n’roll d’une époque où ce genre musical était dominant. Le sujet est effectivement abordé avec cette acuité qui est l’une des marques de fabrique de Don DeLillo : ses réflexions sur l’industrie musicale, sa structure kafkaïenne et ses étranges notions d’investissement – ainsi que sur le travail de puissance et d’asservissement de la musique – semblent extraites d’une étude publiée il y a quinze jours, tellement elles résonnent encore

Stanislas Rigot Librairie Lamartine (Paris 16e)

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