Chronique La Part des flammes de Gaëlle Nohant

Paris, mai 1897. Le Tout-Paris, en effervescence, se donne rendez-vous au Bazar de la Charité pour « la plus mondaine des ventes de charité ». La solaire et mystérieuse duchesse d’Alençon, Violaine de Raezal, jeune veuve à la réputation sulfureuse, et Constance d’Estingel, ravissante jeune femme à l’âme tumultueuse qui vient de rompre ses fiançailles, sont de la partie. Quand le Bazar prend feu tragiquement, les trois femmes, que les flammes vont lier à la vie et à la mort, voient leurs destins basculer. Aiguillées par un même souffle de liberté et un même désir de rédemption, nos trois héroïnes se réaliseront loin des salons bourdonnant de rumeurs vipérines. Palpitant, caustique et délicat, La Part des flammes est un magnifique roman sur la condition féminine à une époque où la valeur sociale d’une femme se mesure à sa beauté. Les personnages de Gaëlle Nohant, dont l’aspiration première est d’exister, nous habitent longtemps après la lecture et nous murmurent qu’il ne faut surtout pas craindre de faire un pas de côté.

Prix France Bleu / Page des libraires 2015.

SARAH GASTEL, Librairie Terre des livres, Lyon

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