Chronique Tous les âges me diront bienheureuse de Emmanuelle Caron

Dans une maison de retraite bretonne, Ilona, au seuil de la mort, murmure des propos étranges. Eva, sa petite-fille, recueille son ultime aveu. Au fil des pages, tombe le masque de ce visage qui porte les stigmates des âges traversés. On découvre ainsi l’histoire d’Ilona et à travers elle, celle de sa famille sur cinq générations, de la révolution russe de 1917 à nos jours, en passant par l’oppressante ère brejnévienne, des confins du Caucase à la Bretagne. Plongeant ses racines dans une lignée de popes et de bandits qui s’est forgé une longue habitude de malheurs, Ilona sera tour à tour la fille adorée d’un assassin, l’égérie d’un mafieux et la mère de la petite Mina. Tous les âges me diront bienheureuse est une confession toute de grâce et de folie, de sensualité et de férocité, aux allures de conte cruel. Méditation sur la filiation, ce premier roman bouleversant, à l’écriture charnue et poétique, interroge le destin qui modèle nos vies, nos rêves de grandeur et les lacunes du réel.

Sarah Gastel Librairie Terre des livres (Lyon)

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