Littérature étrangère

Lucia Puenzo

Invisibles

Chronique de Sarah Gastel

Librairie Terre des livres (Lyon)

E nfants des rues de Buenos Aires, Ismaël, Enana et son frère Ajo vivent dans un wagon abandonné dans le quartier du Once et se nourrissent de rapines. Ce sont des voleurs habiles et discrets, capables de rentrer partout sans laisser de traces. L’été approchant, ils acceptent une mission hasardeuse : cambrioler neuf villas dans une zone sécurisée de la côte uruguayenne. Sur place, avant même d’atteindre les habitations, les choses se compliquent pour le trio qui ne dispose que du minimum pour survivre. Captivant mélange de récit d’enfance, de chronique sociale et de roman noir, rythmé par un art consommé du suspense et une écriture très visuelle, Invisibles donne voix à ces petites figures familières et marginales. Sa grande beauté tient notamment au pouvoir d’émerveillement encore intact des enfants, transcrit dans plusieurs scènes. Et au regard bienveillant et généreux de l’Argentine Lucía Puenzo. Une épiphanie dans l’effroi.

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