Chronique Le Corps collectif de Baudouin

D’albums en albums, le discret Edmond Baudoin, pionnier d’une veine autobiographique dans la bande dessinée indépendante, esquisse une œuvre singulière et incontournable, en se libérant des modes et des chemins balisés. Avec Le Corps collectif, il creuse ce sillon en cherchant à dessiner l’invisible, le corps en mouvement. Pendant sept années, il assiste à des répétitions de danse, dessinant durant des heures, ces gestes et ces mouvements dans l’espace, qui nourrissent ses traits sur le papier. Baudoin retranscrit merveilleusement, dans ce ballet impressionniste et impétueux, toute la richesse de ce qu’il y a à l’intérieur de chaque être humain, imaginant les correspondances entre les postures et l’âme. Il raconte une manière d’être au monde, entre poésie et émotion, libérée de la société et de l’Histoire, qui façonnent les corps. Une belle célébration de la vie, qui transforme l’éphémère en trace.

Sarah Gastel Librairie Terre des livres (Lyon)

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