Chronique La Route des clameurs de Ousmane Diarra

Sarah Gastel Librairie Terre des Livres (Lyon)

La cité de Maabala et ses figuiers sauvages. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes dans ce « bled-fiction sans frontières », si le calife Mabu Maba, dit Fieffé Ranson Kattar Ibn Ahmad Almorbidonne, et ses guerriers, les Morbidonnes djihadistes, ne venaient pas de débarquer. Sous couvert de guerre sainte, ils assujettissent la population par la violence et l’ignorance. Mais en dépit des menaces des « gamins imams des nouvelles mosquées », un artiste-peintre, dont le travail est la seule prière, décide de résister. Son fils raconte. Cette voix innocente relate, dans un mélange de révolte, de terreur et de curiosité, les œuvres brûlées et la famille éloignée, la folie meurtrière et le fanatisme. « Je peins un monde à craindre », dit le père, et c’est précisément ce que fait Ousmane Diarra dans son nouveau roman La Route des clameurs. Porté par l’indignation et une ironie ravageuse, l’auteur malien gronde contre l’obscurantisme menaçant son pays. Une littérature en actes pour une réalité brûlante.

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