Chronique Bonsoir, la rose de CHI Zijian

Harbin, Mandchourie. Xiao’e, une jeune fille « d’origine modeste et pas spécialement belle », correctrice dans une agence de presse, trouve une chambre à louer chez une vieille dame juive d’origine russe. Née au début des années 1920, Léna a fui la Russie après la révolution d’Octobre, les persécutions antisémites ne cessant d’enfler. Entre la timide Xiao’e qui se débat avec ses histoires de cœur et la logeuse, ancien professeur de musique qui prie matin, midi et soir en hébreu et dont on aurait dit « qu’elle vivait dans un monde de contes pour enfants », la cohabitation ne se fait pas sans heurts. Mais ces deux solitudes meurtries et attachantes vont s’apprivoiser doucement et découvrir qu’elles ont bien plus en commun qu’il n’y paraît. Esquissant le Harbin du siècle dernier sous occupation japonaise, refuge des Juifs exilés, Chi Zijian restitue non seulement une page de l’Histoire chinoise peu connue, mais signe aussi un beau conte des temps modernes où l’émotion le dispute au sourire.

Sarah Gastel Librairie Terre des livres (Lyon)

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