Chronique KEILA LA ROUGE de Isaac Bashevis Singer

  • Isaac Bashevis Singer
  • Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie-Pierre Bay et Nicolas Castelnau-Bay
  • Coll. «LA COSMOPOLITE»
  • Stock
  • 31/01/2018
  • 425 p., 23 €
NULL

On sort littéralement charmé de Keila la Rouge, livre inédit du prix Nobel 1978, mystérieusement tombé dans l’oubli et publié en France quarante ans après sa parution dans un quotidien yiddish de New York. Dans un tourbillon baroque, tragique et burlesque, Isaac Bashevis Singer, « le magicien des synagogues et des bordels », raconte l’histoire d’une prostituée repentie à la chevelure flamboyante, Keila, et de Yarmy, surnommé la Teigne, qui vivent heureux dans leur repaire rue Krochmalna. Nous sommes en 1911, dans un quartier populaire de Varsovie. Un jour, Max, un ancien ami de Yarmi, débarque et les entraîne tous deux dans une spirale infernale. Dans ce roman mêlant l’étude de mœurs, la farce picaresque et les facéties du conte, l’auteur croque avec mordant, chaleur et amertume, la communauté juive polonaise d’avant la Shoah. Un monde coloré et excentrique. Et nous distille dans le cœur une note de tristesse face à la marche implacable de l’Histoire. Splendide !

Sarah Gastel Librairie Terre des livres (Lyon)

Les autres chroniques du libraire

À VOS MARQUES, PRÊTS, LISEZ !

Panne d'inspiration ?

Nos libraires vous conseillent à domicile
tous les vendredis pour vous et vos enfants

Je veux recevoir 6 idées lectures pour moi et ma famille

@